Confiance Vérifiée

Le secteur du boeuf fait corps pour développer les protocoles.

Confiance Vérifiée

Le secteur du boeuf fait corps pour développer les protocoles.

La méfiance s’empare des consommateurs qui exigent l’assurance que leurs aliments sont produits de façon aussi fiable et humaine que possible. Cependant, ils font très peu confiance aux affirmations des groupes agricoles, détaillants alimentaires, restaurateurs et organismes de réglementation gouvernementaux.

La production actuelle peut respecter ces exigences, mais la plupart des consommateurs vivent en ville depuis des générations et n’ont pas les moyens de le déterminer. Ils veulent l’entendre de quelqu’un à qui ils font confiance… avec vérification par une tierce partie indépendante, sans intérêt économique dans le système. Sans quoi, ils baseront leur opinion sur ce qu’ils voient sur Facebook ou ailleurs.

McDonald’s est sous pression pour passer à des lignes d’approvisionnement viables. Mais que signifie production viable et humaine ? Jeffrey Fitzpatrick-Stilwell, de McDonald’s Canada, dit qu’en l’absence d’une définition globalement acceptable du boeuf viable, la compagnie a décidé en 2014 d’adopter une approche proactive. Elle lança son projet pilote du boeuf viable vérifié pour trouver des solutions raisonnables.

Pour déterminer la position du secteur, la chaîne de restaurants développa une série d’indicateurs basés sur les cinq principes de la production viable du boeuf (ressources naturelles, gens et communauté, santé et bien-être des animaux, nourriture et efficacité et innovation) de la Table ronde mondiale pour la viande durable. Elle effectua 183 vérifications à la ferme, incluant les installations de traitement de Cargill et JBS en Alberta et l’usine canadienne de galettes de McDonald’s de Spruce Grove, Alberta.

À la hauteur. Le ranch de John et Tracy Buckley près de Cochrane, Alberta fut l’un des premiers à passer au crible. Une grande équipe d’inspecteurs arriva à sa ferme avec une longue liste de vérifications à effectuer.

« Ils s’intéressaient à la santé de nos terres ; ils voulaient savoir si nous faisions du recyclage et comment nous traitions nos animaux, dit M. Buckley. Leurs questions allaient du soin des animaux au paiement de nos factures. »

Rien à changer. À la fin, les Buckley n’eurent rien à changer à leurs opérations. Le processus fut pour eux une expérience positive et leur fournit même quelques façons de s’améliorer. Par exemple, ils développent mainte-nant un ensemble de procédures d’opération écrites plutôt que de tout garder en tête.

« Notre projet pilote sur le boeuf viable vérifié a clairement démontré que les producteurs font de l’excellent travail », dit M. Fitzpatrick-Stilwell. Mais a aussi révélé que les consommateurs ne croient pas que quelque chose est vrai tout simplement parce que McDonald’s le dit. La vérification par une tierce partie indépendante sera une partie critique pour convaincre les consommateurs que les producteurs font du bon travail.

Alors que McDonald’s a développé ses propres indicateurs et sa base de vérification durant le projet pilote, ils ne seront pas les seuls à être utilisés à l’avenir. Selon M. Fitzpatrick-Stilwell, la chaîne est entièrement engagée à faire partie de la Table ronde canadienne pour la viande durable et utilisera désormais son cadre de travail.

« Il est très important pour nous de travailler en collaboration, précise M. Fitzpatrick-Stilwell. Il n’y va de l’intérêt de personne dans la chaîne de valeur de concurrencer en fonction des attributs de fiabilité des aliments que les gens cultivent et élèvent pour nous. Il y a d’autres façons de concurrencer. Mais à ce niveau, nous devons vraiment faire corps pour que les
Canadiens entendent le même message de chacun sur les aspects positifs du boeuf canadien. »

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