Cultiver la passion

Quand tout est important, tout doit être bien fait.

Cultiver la passion

Quand tout est important, tout doit être bien fait.

L’agriculture est ce qui motive Kasey et Stewart McGill à trouver de nouvelles façons de la présenter dans leur région en plein essor de Meridianville, Alabama, à deux pas de Huntsville. Au cours des dernières années, le jeune couple a monté une ferme de maïs, soja et blé de 240 hectares et dirige la populaire entreprise d’agrotourisme Cotton Pickin’ Pump­kins de Tate Farms.

Belle industrie. « Nous partageons une passion pour l’agriculture, dit Stewart. Nous accueillons 60 000 visiteurs par année et leur présentons l’agriculture du mieux que nous pouvons avec toutes sortes d’activités. Nous voulons qu’ils s’amusent tout en se renseignant. Nous sommes le Disney World du nord de l’Alabama. C’est ainsi que nous le voyons. »

Le père de Kasey, Steve Tate, cultive ici avec ses frères, Mike et Jeff, et son cousin, Pat Brown, sur une ferme lancée par son père, Homer Tate, en 1948 avec 40 hectares ; elle en a maintenant 2225. Après leur mariage en 2010, Kasey et Stewart voulurent cultiver près de sa famille mais avaient leurs propres opérations. Ils commencèrent petits et avec peu de dettes.

L’agroentreprise commença avec 6 hectares de citrouilles. Ils en ont maintenant 30 vendues en auto-cueillette pour 5 $ pièce, peu importe la grosseur.

Un tombereau plein de citrouilles accueille les visiteurs.

Un tombereau plein de citrouilles accueille les visiteurs.

Mais il y a plus que les citrouilles. Ils accueillent plusieurs mariages chaque année en plus des sorties des compagnies de Huntsville comme NASA, Boeing et Target Distribution.

Avec l’agrotourisme, c’est différent d’une culture de soja, de maïs ou de coton dans le champ. « Jamais de crevaison possible, ni de retard, ni d’erreur. Tout est important. Avec les médias sociaux, dès qu’ils arrivent chez vous, le monde sait instantanément où ils sont et partage leurs expériences. Ils ont l’impression de vous connaître avant de vous avoir rencontré », dit Stewart.

« Il est impossible de plaire à tout le monde ; il y aura toujours ces 2 %. Ce n’est pas facile mais nous l’acceptons. Mais si vous faites un assez bon travail, les clients vous défendront sur les médias sociaux. »

Leur entreprise d’agrotourisme n’est qu’à 13 kilomètres de Huntsville, la deuxième plus grande ville de l’Alabama. Une concentration de nouvelles familles qui travaillent dans l’aérospatiale ou d’autres industries.

Diplômé de l’université Auburn, Stewart avait un peu d’expérience à gérer une aréna. Il fut aussi assistant coach de softball à Auburn. Selon lui, il était bien prêt pour ce genre de travail.

Confiance. « Étant donné que j’y avais travaillé à temps partiel comme ado, je connaissais bien Tate Farms. Quand ils m’ont engagé pour diriger l’agroentreprise, ils m’ont fait confiance. Ils m’ont laissé faire les choses à ma façon. À un si jeune âge, c’est pour moi une bénédiction », dit Stewart.

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« Les Tate ne m’ont pas trouvé de terre à cultiver. J’ai celle que personne d’autre ne voulait. Je sème et bat pour eux. Je participe aux décisions financières. Ils ne m’ont pas aidé à partir mais m’ont fourni une connaissance que l’on n’acquiert pas à l’école. »

Lui, Kasey et leurs employés rencontrent le public et soulignent l’importance et les réalités de la ferme. « Comme jeune, il y a beaucoup de possibilités en agriculture à part la culture elle-même : la génétique, la malherbologie et le marketing. Il y a d’énormes besoins en technologies de précision. On peut y faire une carrière financièrement enrichissante car le besoin est si énorme », dit-il.

« Il s’agit du type qui vend des semences. Et aussi les personnes qui développent des variétés tolérant la sécheresse. Et les gens du labo qui développent des produits chimiques. C’est une très grande industrie. »

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