La Magie Interne

Les bons endophytes peuvent aider la pâture sans nuire à votre bétail.

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Les bons endophytes peuvent aider la pâture sans nuire à votre bétail.

Rénover les vieux champs de fétuque élevée—chargés de toxines coûtant à l’industrie du boeuf 200 millions par année juste au Missouri—peut préparer les éleveurs à des décennies de profits additionnels.

La solution consiste à remplacer ces champs qui sont infectés aux endophytes toxiques—les champignons internes de la plante élevant la température du corps, coupant la circulation sanguine aux extrémités, réduisant les taux de conception et causant les abortions—par des cultivars infectés de ‘nouveaux’ endophytes. L’impact est immédiat, selon Craig Roberts de l’Université du Missouri : les éleveurs ajoutent 70 % de gain et la production laitière augmente de 30 %.

Ange gardien. Les endophytes sont l’ange gardien de la plante, la protégeant de la sécheresse et du stress de la chaleur, des ravageurs et de la maladie. (En rendant les bêtes malades, ils évitent aussi le surbroutage.) C’est pourquoi les semenciers s’intéressent aux nouveaux endophytes au Missouri, là où la sécheresse et les parasites peuvent tuer les plantes sans endophytes. M. Roberts enseigne la rénovation ‘pulvériser, étouffer, pulvériser’.

À la mi-mai, pulvériser la vieille fétuque avec un taux élevé d’herbicide non sélectif tel que le glyphosate. Semer une culture de mil chandelle ou de sorgho herbacé pour exposer la fétuque en germination. En fin d’automne, faire une autre application de glyphosate suivie d’un semis à 15 kg/ha de fétuque à nouveaux endophytes.

Roeland Kapsenberg de DLF à Halsey, Oregon, souligne que les nouveaux endo­­phytes sont des organismes vivants et la semence de nouvelle culture est plus vivace.

Roeland Kapsenberg de DLF à
Halsey, Oregon, souligne que les nouveaux endo­­phytes sont des organismes vivants et la semence de nouvelle culture est plus vivace.

« Ce n’est pas infaillible, mais assez près », dit M. Roberts. N’oubliez pas la céréale annuelle d’été, dit-il, et ne laissez pas brouter le nouveau pâturage à moins de 10 cm la première année.

« Dans notre état, si on néglige la phase d’étouffement, 40 % de la vieille fétuque revient », précise-t-il.

Dividende. Le broutage de la cul-ture d’étouffement d’été est le premier dividende. « Le déboursé au coût d’application commerciale est d’environ 500 $ l’hectare, dit M. Roberts. Si sous utilisez la méthode décrite pour le Missouri, vous avez tout un été où vous pouvez récupérer partiellement ce coût. »

Profit. Les meilleurs opérateurs vache-veau peuvent récupérer les coûts en deux à vinq ans environ, et les éleveurs en moins de temps, ajoute M. Roberts ; les producteurs laitiers à broutage saisonnier le feront en moins d’un an.

Investir dans la fétuque élevée peut donner des décennies de bénéfices. « Nous allongeons le rendement de cinq à sept ans et oublions qu’il y a plusieurs autres années de pur profit », conclut Monsieur Roberts.

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