Se préparer au pire scénario

Planifier la survie immédiate et à long terme.

Se préparer au pire scénario

Planifier la survie immédiate et à long terme.

Le jour de la Fête des Mères 2016, Aaron Phipps se retrouva à plat ventre dans un pâturage, catapulté par-dessus le guidon du VTT qu’il conduisait pour rassembler le bétail sur le ranch familial près de Powderville, Montana. Étendu là, il évaluera sa situation. Sûrement une blessure grave. Le remuement des doigts et des orteils confirma le bon état de la colonne, mais la douleur intense en voulant se retourner indiqua un problème au niveau du pelvis.

« Je ressentais une fracture au pelvis et une douleur intense, indique M. Phipps. Dans de tels moments, la vie et le mode de vie sont en danger. Le secours vient d’abord à l’esprit, mais une fois sûr qu’il allait survivre, l’impact financier envahit son esprit. Les urgences médicales mènent habituellement à la faillite pour la plupart des gens, agriculteurs et éleveurs inclus. Le gros bon sens est donc de planifier l’imprévu.

Sûr et confirmé. On demanda à un groupe d’agriculteurs d’âge avancé réunis au Tennessee d’identifier les choses les plus importantes dont ils avaient besoin pour gérer le risque à leur ferme. « Les jeunes agriculteurs s’attendaient à des réponses comme assurance récolte, assurance responsabilité, plan de marketing, etc. Ce qu’ils ont entendu, c’est que les deux choses les plus importantes pour gérer le risque à la ferme sont l’assurance santé et l’assurance invalidité », dit Jolene Brown, une conseillère de l’Iowa.

Un GPS personnel permet le repérage et peut appeler rapidement le secours.

Un GPS personnel permet le repérage et peut appeler rapidement le secours.

Monsieur Phipps avait les deux, ou croyait-il. En plus de l’assurance-maladie, il était couvert par deux polices d’indemnité, dont l’une devait avoir une indemnité d’invalidité à court terme. «Aaron et moi avons acheté une police d’indemnité de marque connue quand nous étions au collège en 1997, présise son épouse, Mollie. La prime était assez modique et nous pensions que cela nous suffisait. »

Le fait est que la prime ne montait pas, mais les indemnités non plus. Avec une police courante, ils auraient pu recevoir des milliers pour les 500 kilomètres en hélicoptère jusqu’à l’hôpital. Mais leur police dépassée ne remboursa que quelques centaines. « Nous nous pensions mieux couverts. Nous savons maintenant qu’il faut revoir les polices régulièrement », dit-elle.

Planification. « J’avais trois fractures au pelvis et l’urètre lacéré. J’ai eu quatre opérations, passé 12 semaines en chaise roulante et fut médicalement limité pendant 7 mois », raconte M. Phipps. De bien mauvaises nouvelles pour lui qui fournit une partie significative de la main-d’oeuvre sur la ferme de ses beaux-parents. « Heureusement que nous travaillons avec la famille car nous aurions été dans le pétrin, ajoute Mollie. Aaron s’est complètement rétabli mais âgés d’à peine 38 ans, les Phipps savent maintenant que la santé et la capacité de travailler ne sont jamais garanties.

Mme Brown recommande à toutes les familles agricoles de considérer les couvertures additionnelles et invalidité. « Un bon plan d’affaires peut nécessiter l’inclusion d’une police d’assurance-vie pour le directeur, appartenant à l’entreprise et nommant l’entreprise comme seul bénéficiaire, ajoute-t-elle. Vous devriez aussi informer votre conjoint ou conjointe des documents importants s’il ou si elle sera exécuteur ou continuera l’entreprise. »

Savoir quoi faire. Les Phipps étaient prêts pour gérer une urgence, ce qui est critique si l’on tient compte de leur emplacement. Aaron fut vite trouvé, mais sans signal cellulaire, a dû attendre qu’on aille chercher de l’aide. L’accident est survenu dans un ravin loin d’un sentier de 3 kilomètres menant à la route. De là, 50 kilomètres de route de gravier et 50 autres d’autoroute pour arriver jusqu’à l’hôpital.

On détermina qu’il fallait le transporter par hélicoptère directement du pâturage à l’hôpital à 500 kilomètres de là. Un long trajet de 4 heures et une route encore plus longue vers le rétablissement. Pendant tout ce processus et la relation subséquente avec H.E.L.P. Flight (Helicopter Emergency Lifesaving Program), il découvrit toutefois certains outils utiles.

HELP Flight offre un service gratuit appelé Rural Registry. « Il nous donne une adresse physique, la description de la propriété et les coordonnées GPS. Quand quelqu’un appelle, le registre nous indique exactement où il est, dit Chad Cady, chef infirmier de vol. En ayant le registre ou en recevant directement l’appel, nous pouvons éliminer trois ou quatre appels et savoir exactement où aller, avec beaucoup moins de risques de confusion. »

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Mollie Phipps recommande de déterminer vos coordonnées GPS et de les inclure à votre information d’urgence. « Quand vous êtes troublé, il peut être plus difficile de les déterminer, alors écrivez-les », dit-elle.

HELP Flight, ayant sa base à l’hôpital St. Vincent de Billings, offre aussi un programme d’adhésion. Un tarif annuel couvre la quote-part pour la franchise pour le service, précise Cady, notant que les gens devaient aussi faire le 911.

Pour une préparation additionnelle, vérifiez si les services d’urgences de votre localité ont de tels registres.

« Avez-vous un plan d’urgence ? Connaissez-vous vos coordonnées GPS ou avez-vous de bonnes instructions écrites pour guider le personnel d’urgence ? Que feriez-vous si votre premier travailleur s’arrêtait ? Qui fera le travail et s’occupera des dépenses ? D’importantes questions à se poser dans le cadre de vos plans d’affaires généraux », conclut Mollie.

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