Vert Foncé

La recherche pratique examine les semis dans les cultures de soutien gardées un peu plus longtemps.

Vert Foncé

La recherche pratique examine les semis dans les cultures de soutien gardées un peu plus longtemps.

Jeremy Gustafson est sérieux avec les cultures de soutien — et l’est un peu plus chaque année. « Si vous m’aviez demandé il y a trois ans de semer du soja dans du seigle d’un mètre de haut, j’aurais répondu ‘Jamais’ », dit-il. C’est pourtant ce qu’il a fait au printemps 2016 à sa ferme du comté de Boone, Iowa. Cet agriculteur coopératif travaille avec Practical Farmers d’Iowa pour établir des bandes d’essai qui comparent les dates de terminaison du seigle avant une culture de soja.

Plus vert. Les résultats des deux premières années de l’étude indiquent qu’il peut être possible de retarder la date de terminaison et de semer dans le vert foncé sans nuire au rendement de la culture de soja.

« Les producteurs ont exploré des tas d’options pour semer plus tôt les cultures de soutien pour accroître la biomasse, dit Stefan Gailans, directeur de la recherche chez Practical Farmers. Retarder la terminaison est une autre façon d’allonger le temps que les producteurs obtiennent d’une culture de soutien en croissance active. Il y a des bénéfices évidents — moins d’érosion, meilleure qualité de l’eau, réduction des adventices et les nutriants que la culture peut utiliser plus tard — et cela économise de l’argent. »

En 2014 et en 2015, on essaya le semis direct ou classique du soja dans le seigle à terminaison hâtive (deux semaines avant) ou tardive (une journée avant ou après le semis de soja). Sur deux des trois fermes, aucune différence statistique des rendements du soja après terminaison retardée.

En 2014, Bob Lynch, producteur de Humboldt, Iowa, observa une baisse de 71 à 66 bu/acre en semant dans un peuplement dense de seigle à terminaison retardée. Mais un avantage demeure. « Nous avons eu des pluies record en juin, dit-il. Sans ces résidus, nous aurions perdu énormément de sol. »

Monsieur Gustafson ne remarqua aucune différence statistique de rendement entre les traitements actifs et retardés. Dans le comté de Tama, Jack Boyer ne vit aucune différence statistique entre les dates de terminaison hâtive et tardive, les deux donnant le rendement d’environ 70 bu/acre. Mais il observa un grand avantage au désherbage en terminaison retardée.

« Nous avions quelques bandes sans culture de soutien qui servaient de repère pour l’étude, dit-il. La vergerette et l’amarante apparurent dans ces bandes et nous avons appliqué un herbicide de post-émergence. À la récolte, les bandes de seigle étaient aussi propres que les zones sans couverture que nous avions pulvérisées. »

L’aspect économique a retenu l’attention de M. Boyer. « La culture de soutien coûte environ 30 $ l’acre en semences et application. L’herbicide, environ 40 $. C’est un avantage de 10 $ l’acre pour les cultures de soutien qui va directement dans ma poche. »

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